LETTRE D’UN LECTEUR
Depuis ma découverte de l’espéranto, je n’ai eu qu’une seule idée en tête, la faire partager par le plus grand nombre possible et par tous les moyens (licites).
Ma «récolte» de plus de 900 signatures lors d’une campagne pour «le droit à l’initiative populaire» prévue dans le traité avorté de la constitution européenne m’avait déjà donné l’occasion de rencontrer beaucoup de compatriotes de «La France d’en Bas» et de m’apercevoir que presque tous étaient favorables à l’idée d’une langue européenne qui ne soit ni l’anglais, ni toute langue nationale. Cette notion est l’évidence même mais, comme disait LANZA DEL VASTO : «Il y a des choses tellement évidentes que les gens intelligents dédaigneraient de les dire, tellement évidentes que ces gens «intelligents» ont fini par les oublier».
Ma nouvelle enquête dans les villages de France m’a conforté dans cette idée toute simple. J’ai été enthousiasmé par toutes les initiatives déployées un peu partout sur notre territoire pour faire connaître l’espéranto avec les (modestes) moyens du bord, tous ceux (et celles) qui éditent des bulletins locaux, régionaux, voire internationaux (tels «Laºte»), ceux qui ont lancé des cours dans les établissements scolaires, ceux qui montent des sketches, font du théâtre, du cirque, de la musique (tel ce centre mondial de la musique espérantiste à Donneville), ceux qui tiennent des stands, font des expositions, reçoivent des espérantistes étrangers, ceux qui ont placardé
des affiches et distribué des tracts EDE lors des dernières élections européennes, ceux qui, comme le maire d’Arrout, sont à la recherche d’autres maires espérantistes, sans compter le village de PLOUËZEC dont la revue a relaté le stage international qui s’y déroule chaque année grâce aux bénévoles du village.
Je souhaite que chaque village qui le désire puisse ainsi exprimer ses réalisations, ses projets, ses desiderata dans les prochains numéros de la revue.
Je me sens optimiste quant à l’avenir de l’espéranto ; comme le dit justement Claude PIRON, ce n’est qu’une question de temps. mais, bien évidemment, c’est aux espérantistes eux-mêmes qu’il appartient d’accélérer le mouvement.
L’idée des «Étoiles Vertes» n’est qu’une des nombreuses possibilités de nous faire connaître au plus profond de notre beau pays. D’autres, telle que la carte de membre sympathisant éditée par «Espéranto-France» ne demande qu’un peu de bonne volonté pour essaimer dans chaque coin de l’hexagone.
J’en profite pour renouveler ma proposition d’assises nationales de l’espéranto ouvertes non seulement aux espérantistes avérés mais également à tous ceux qui sont intéressés par l’idée même qu’elle sous-tend (je n’hésite pas à dire qu’ils sont des milliers) et qui, pour des raisons diverses n’ont «pas encore» l’envie, le temps, la possibilité de l’apprendre.
La «potentialité», ; il faut simplement d’abord en prendre conscience, ensuite oeuvrer, chacun à sa modeste place, pour que se mettent en route les bataillons de l’espérance (ESPERANTO).
