L'espéranto, en une heure, à de jeunes collégiens
écrit par Claude LABETAA le Dim, 01/02/2009; publiet en la revue n° 76 [Mars - Avril 2009]
Expérience d'une présentation de l'espéranto, en une heure, à de jeunes collégiens.
Tout a commencé en septembre 2008 au forum des langues du Bugue (Dordogne), où notre Groupe Espérantiste Périgourdin tenait un stand. Une jeune femme, professeur d'anglais, qui effectuait alors un remplacement au collège de Vergt, nous a d'abord demandé de lui fournir du matériel d'exposition, puis de venir un peu plus tard présenter l'espéranto aux classes de sixième de son établissement. Le 10 novembre, j'ai donc été accueilli par la principale du collège de Vergt puis par le documentaliste qui a mis à ma disposition une sono et un vidéo-projecteur, afin de pouvoir projeter l'écran de mon ordinateur portable. J'ai ensuite animé trois séances successives pour 78 élèves en tout, avec la complicité de leurs professeurs d'anglais.
J'avais remis au professeur, juste avant chaque séance, la feuille ci-jointe (page 17), mais ce n'est qu'après le sketch que je l'ai remise à chaque élève. J'ai d'abord expliqué en français qu'au cours d'un petit sketch, j'allais me présenter à la classe, en parlant uniquement espéranto. Mais que pour cela, il me fallait deux ou trois volontaires pour essayer de traduire pour tout le monde mes propos et de me répondre, éventuellement par gestes. Aucun problème pour trouver des volontaires à cet âge-là !
"Toc, toc ! Saluton..." je commence le sketch écrit quelques jours plus tôt (en imaginant la visite d'un ami hongrois) et je constate que les volontaires ou les élèves depuis leur place, participent et comprennent mes propos encore mieux que je ne l'espérais : j'estime à au moins 90 % le taux de compréhension de ce texte. Bien sûr, j'ai essayé d'être le plus expressif possible ; j'ai fait des gestes et j'avais prévenu que je comprenais le français sans pouvoir le parler (cela me permettait de valider les bonnes traductions proposées par des "Jes, bone... vi pravas..."). Cette expérience fut un régal pour moi et aussi, je l'espère, pour les jeunes participants. Le sketch a duré entre cinq et dix minutes, mais j'ai ensuite accordé à peu près la même durée en le reprenant avec eux après avoir distribué le texte et sa traduction. Par manque de temps et aussi par choix (c'était une première pour ces élèves), je n'ai pas voulu insister sur les différents points grammaticaux.
J'ai ensuite projeté l'excellente présentation d'Emmanuelle Richard (Espéranto-Jeunes, 6 mn 30 s, environ 70 Mo), puis deux interviews de deux à trois minutes chacune faites au Congrès Universel de Rotterdam: j'ai choisi de montrer une Iranienne puis un Chilien parmi ceux qui avaient eu la gentillesse de s'adresser en espéranto à mes élèves. J'avais sous-titré les films en français cette fois (Je les sous-titre habituellement en espéranto pour mes élèves apprenant cette langue).
Le dernier quart d'heure a été réservé aux nombreuses questions...
J'ai été extrêmement bien reçu, tant par les adultes que par les élèves et je souhaite bien entendu renouveler ce genre d'intervention. J'ai souhaité vous en livrer le contenu afin que d'autres aussi se lancent... Je précise que je ne suis pas un linguiste mais un professeur de physique et chimie qui vient de prendre sa retraite et qui a découvert l'espéranto il y a seulement cinq ans.
Amicalement à tous.
Claude LABETAA
J'avais remis au professeur, juste avant chaque séance, la feuille ci-jointe (page 17), mais ce n'est qu'après le sketch que je l'ai remise à chaque élève. J'ai d'abord expliqué en français qu'au cours d'un petit sketch, j'allais me présenter à la classe, en parlant uniquement espéranto. Mais que pour cela, il me fallait deux ou trois volontaires pour essayer de traduire pour tout le monde mes propos et de me répondre, éventuellement par gestes. Aucun problème pour trouver des volontaires à cet âge-là !
"Toc, toc ! Saluton..." je commence le sketch écrit quelques jours plus tôt (en imaginant la visite d'un ami hongrois) et je constate que les volontaires ou les élèves depuis leur place, participent et comprennent mes propos encore mieux que je ne l'espérais : j'estime à au moins 90 % le taux de compréhension de ce texte. Bien sûr, j'ai essayé d'être le plus expressif possible ; j'ai fait des gestes et j'avais prévenu que je comprenais le français sans pouvoir le parler (cela me permettait de valider les bonnes traductions proposées par des "Jes, bone... vi pravas..."). Cette expérience fut un régal pour moi et aussi, je l'espère, pour les jeunes participants. Le sketch a duré entre cinq et dix minutes, mais j'ai ensuite accordé à peu près la même durée en le reprenant avec eux après avoir distribué le texte et sa traduction. Par manque de temps et aussi par choix (c'était une première pour ces élèves), je n'ai pas voulu insister sur les différents points grammaticaux.
J'ai ensuite projeté l'excellente présentation d'Emmanuelle Richard (Espéranto-Jeunes, 6 mn 30 s, environ 70 Mo), puis deux interviews de deux à trois minutes chacune faites au Congrès Universel de Rotterdam: j'ai choisi de montrer une Iranienne puis un Chilien parmi ceux qui avaient eu la gentillesse de s'adresser en espéranto à mes élèves. J'avais sous-titré les films en français cette fois (Je les sous-titre habituellement en espéranto pour mes élèves apprenant cette langue).
Le dernier quart d'heure a été réservé aux nombreuses questions...
J'ai été extrêmement bien reçu, tant par les adultes que par les élèves et je souhaite bien entendu renouveler ce genre d'intervention. J'ai souhaité vous en livrer le contenu afin que d'autres aussi se lancent... Je précise que je ne suis pas un linguiste mais un professeur de physique et chimie qui vient de prendre sa retraite et qui a découvert l'espéranto il y a seulement cinq ans.
Amicalement à tous.
Claude LABETAA
