PRÉHISTOIRE DE L’ESPÉRANTO
écrit par Jacques RAVARY le Sam, 15/08/2009; publiet en la revue n° 79 [septembre - octobre 2009]
Théophile CART (1855-1931)Paradoxalement, l’histoire de l’espéranto en Périgord commence en 1855, c’est à dire quatre ans avant la naissance de son initiateur Lazare Ludovic ZAMENHOF... Peut-être pourrait-on alors parler de la «préhistoire de l’Espéranto» ?
En effet, cette année-là, le 2 avril, voit le jour à Saint-Antoine-de-Breuilh (Dordogne), Antoine Théophile CART (1855-1931), fils aîné du pasteur de cette localité récemment arrivé du canton de Vaux (Suisse). Séjour périgourdin de courte durée puisque la famille CART quittera définitivement notre région alors qu’ Antoine Théophile n’a pas atteint sa cinquième année...
Mais le Périgord s’honore cependant de compter parmi ses fils celui dont l’inlassable activité pour le mouvement espérantiste, sa résolution à organiser le mouvement chez les aveugles (Il est le créateur de leur journal actuel, «Ligilo») et surtout son opiniâtreté à défendre l’orthodoxie de la langue universelle, vaudront le surnom de «deuxième père de l’Espéranto».
Antoine Théophile CART devient Président de l’Académie d’Espéranto et mène de pair une brillante carrière universitaire.
Agrégé d’Allemand, professeur au Collège de France et à l’École des Sciences Politiques, il était en outre Président de la Société Linguistique de Paris.
Il écrit de nombreux articles, rapports, brochures et livres dont «Vortoj de Profesoro CART» et s’acquiert la réputation d’être l’«une des meilleures plumes espérantistes». Il faudra cependant attendre le 30 juillet 1998 pour qu’un hommage lui soit rendu dans sa ville natale. À l’occasion du 64ème Congrès des Aveugles Espérantistes qui s’est déroulé à Artigues (Gironde), une plaque commémorative est apposée sur la façade de sa maison natale , à l’initiative de plusieurs groupes espérantistes locaux.
La langue universelle se manifeste pour la première fois en Dordogne en 1904, assez précocement, puisque cette année-là précède celle de la tenue du premier Congrès Universel d’Espéranto à Boulogne-sur-Mer. Le 21 mars 1904, Adrien JALINOUX, artisan tapissier, habitant 14, rue des Chaînes, à Périgueux, envoie une carte postale (représentant le château Barrière), à son correspondant canadien, Sinjoro Ludger LAROSE qui habite Montréal.
Commentaires
libre fan commenté le 07/03/2010:
Mes excuses, je pensais que je pouvais faire une liste en HTML (et en plus dans mon élan, j'ai oublié de refermer la balise ul.libre fan commenté le 07/03/2010:
Il me semble que ces arguments pour tirer l'esperanto vers nos belles régions françaises sont tirés par les cheveux. <ul>
<li>Il y a certainement d'autres personnes dans le monde nées avant Zamenhof et qui ont œuvré ensuite pour l'esperanto.</li>
<li>Il y a certainement d'autres personnes qui ont envoyé du courrier en esperanto avant le congrès de Boulogne, probablement Edmond Privat</li>
